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3 questions à Thierry Eliez (concert du 16/03/2019)

 

Newsletter JAC N°112 - JAZZENVILLE 2019

JAC : Vous êtes venu plutôt jeune au jazz. Quelles ont été les premières découvertes qui vous ont mis sur cette voie ?

 

En effet, j’ai commencé à entendre du jazz assez tôt, vers l’âge de 6 ans . C’est en voyant et en écoutant Rhoda Scott que j’ai découvert cette musique, fasciné par le son de l’orgue Hammond et le jeu de cette grande musicienne. Durant mon adolescence, je me suis beaucoup intéressé à la musique progressive anglo-saxonne, où les claviers étaient prédominants, tout en gardant cette passion pour le jazz et les musiques improvisées. C’est ensuite vers 16-17 ans que j’ai voulu affiner mon sens de l’improvisation, en découvrant le be-bop, la fusion, le funk, et mon langage jazzistique s’est enrichi en écoutant Charlie Parker, Eddy Louiss, Chick Corea ou Al Jarreau, pour ne citer que quelques influences fortes.

 

JAC : Autour d’un noyau jazzistique, vous avez eu le compas musical large, en rendant hommage, entre autres, aux Beatles et à Keith Emerson… Avec le projet IMPROSE EXTENDED trio vous explorez les univers de grands compositeurs français. C’est une vielle envie ?

J’aurais envie de dire que oui, cette idée est une « vieille envie », mais plutôt nouvelle pour moi dans la forme. J’ai toujours apprécié les métissages musicaux, mais l'idée de m’orienter vers des couleurs et des ambiances proches de l’impressionnisme et des compositeurs de cette mouvance est assez récente, puis s’est fait d’une façon naturelle, comme une logique qui se construit au fil des improvisations, avant qu’elles ne deviennent des pièces pour trio.

 

JAC : Vous avez une longue histoire de collaborations avec André Ceccarelli. Pourriez-vous résumer ce qui fait de lui un « special drummer »

Pour parler d’André Ceccarelli, il faudrait que j’écrive un roman !!…Cela fait effectivement plus de 30 ans que j’ai le plaisir de jouer avec cet immense musicien. J’ai tendance à dire qu’il est pour moi comme un « père musical », par l’apprentissage que j’ai reçu en partageant la scène avec lui de si nombreuses fois, par les rencontres musicales et professionnelles qu’il m’a invité à faire : Didier Lockwood, DeeDee Bridgewater, Michel Legrand et tant d’autres…Et puis ces grands moments de rire et de complicité partagés en tournée autour d’un bon dîner un peu tardif !…


Il y a aussi chez lui une chose qui, hélas, échappe à certains batteurs qui considèrent la batterie davantage comme une performance sportive que comme un instrument : la musicalité. L’intention juste, le coup juste. Au bon moment. Un son, un savoir, un mouvement, une subtilité très personnelle et rapidement identifiable. Dédé, quoi.