NOTRE VOCATION : QUALITE, CONVIVIALITE, OUVERTURE A TOUS
Promouvoir la musique
vivante
Le monde moderne, avec ses technologies conquérantes et omniprésentes,
nous abreuve de musique, non seulement sur les médias, mais également
dans les supermarchés, les ascenseurs, sur les standards téléphoniques...
Il suffit d’appuyer sur un bouton pour en entendre. Or - paradoxe -
les musiciens n’en gagnent pas plus facilement leur vie ! La crise des
intermittents en est la preuve ! Cette banalisation de leur art leur a peut-être
même coûté l’aura dont ils jouissaient dans les sociétés
anciennes où ils étaient seuls à pouvoir mener la danse,
inspirer les amoureux, ou aider à mieux pleurer les morts… Aujourd’hui
les médias préfèrent fabriquer de toutes pièces
des stars d’un jour à déguster dans le confort du living...
Seuls les tout-petits restent fascinés devant le spectacle insolite
d’un trompettiste ou d’un contrebassiste en chair et en os…
D’où notre engagement en faveur d’une musique vivante.
Le jazz, avec la place importante qu’elle accorde à la spontanéité,
est la musique vivante par excellence.
Un espace de rencontre
Notre politique, conjuguant musique de qualité et entrées libres,
a pour principe de ne refuser la musique à personne. Aujourd’hui
le public est invité à consommer la culture comme un produit
de plus. Nous lui offrons une trop rare occasion de ne pas se demander s’il
en a eu ou non pour son argent ! Autrement dit, nous privilégions la
rencontre et la découverte à la consommation… ce qui,
bien entendu, n’exclut pas d’en prendre une au bar … histoire
de parfaire la soirée et de nous apporter, au passage, un modique mais
précieux soutien financier.
Quel jazz ?
C’est quoi au fait le jazz ? Il n’y pas aujourd’hui de réponse
simple à cette question qui préoccupe beaucoup les initiés
et qui provoque des polémiques parfois intéressantes, parfois
stériles. Le jazz, on en connaît l’histoire. De ses origines
africaines, on l’a vu évoluer, au contact d’abord de la
musique européenne puis d’autres cultures, pour devenir la forme
d’expression privilégiée de la communauté noire
américaine, avant de s’universaliser pour s’imposer comme
un art majeur du vingtième siècle. Tout le monde en connaît
quelques grands noms : Duke Ellington, Louis Armstrong, Django Reinhardt…,
mais le jazz ayant été largement délaissé par
les grands médias, les artistes et les courants actuels sont assez
méconnus du grand public. Pour certains même, le jazz est une
affaire du passé ou, pire, un genre trop hermétique.
Or, le jazz s’est constamment renouvelé, côtoyant et absorbant,
au fil des ans, toutes les influences : classique, blues, gospel, chanson
populaire, latino, musiques orientales, rock, reggae, rap, électro...
Cette histoire, marquée par de grands courants comme le swing et le
be-bop, est un terroir qu’il faut constamment retourner pour qu’il
reste fertile. Jazz au Confluent veut défendre l’idée
d’un jazz diversifié et vivant, et à nos soirées
on entend aussi bien les « standards » de George Gershwin, Charlie
Parker, Miles Davis, Horace Silver, ou Herbie Hancock que les créations
des formations invitées, de la bossa nova, de la salsa, du jazz manouche,
du rhythm’n’blues…. tous les métissages nous intéressent,
et nous accueillons particulièrement les jeunes qui apportent toujours
de la fraîcheur…
Carte blanche aux
musiciens
Dans la « variété », qui tient aujourd’hui
le haut du pavé dans la musique populaire, le projecteur est surtout
sur le chanteur ou la chanteuse vedette, tandis que le musicien accompagnateur
joue un rôle de second plan. Le jazz, en revanche, a ceci de précieux
: il replace le musicien au centre de la scène et au cœur de la
créativité en lui offrant la possibilité de s’exprimer
et de communiquer ce qui lui tient à coeur au moyen du langage qui
est le sien. Jazz au Confluent est un espace de liberté où les
musiciens invités ont carte blanche et où le public est invité
à découvrir l’univers singulier de chaque formation.
Le bœuf
Le jazz est un art de l’éphémère - ce qui est joué
ce soir ne le sera pas demain. Cela crée une sorte d’intensité,
une façon même très aiguë de vivre l’instant
qui passe, et cette sensation est encore plus forte dans les « jam session
» ou « bœufs » qui font la deuxième partie de
nos soirées. Les formations créées au pied levé,
mêlant professionnels et amateurs présents dans la salle, sont
totalement inédites. Ces séances sont le creuset même
du jazz. La magie ne prend pas d’office - c’est la loi du genre
- mais elle se produit souvent - et on vit des fins de soirée débridées
et mémorables. Nos habitués en sont témoins.